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Par Canada150  2 juin 2010

Rapport SommaireLe rapport de synthèse de la conférence Les 150 ans du Canada : Relever le défi est fraîchement sorti des presses, et je suis heureux de pouvoir enfin vous le présenter.

Pendant trois jours, au mois de mars dernier, nous nous sommes rencontrés. Nous avons écouté. Nous nous sommes lancé des défis et nous avons donné naissance à un grand débat national sur l’avenir du Canada.

Pour l’occasion, nous avons également invité des dizaines de milliers de Canadiens de partout au pays à établir un dialogue de fond, parfois très révélateur, sur l’avenir que nous voulons bâtir pour notre pays et sur les mesures qui, aujourd’hui et demain, nous permettront de concrétiser cet avenir d’ici l’année 2017.

Ce rapport expose dans les grandes lignes les défis qui ont fait l’objet de débats à Montréal.

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Le meilleur est à venir

Par Canada150  28 mars 2010

La boucle est bouclée. Les délégués s’en vont, les journalistes attendent la conférence de presse qui doit suivre et, bien que la conférence Les 150 ans du Canada proprement dite soit terminée, le débat qui y a été amorce va se poursuivre quelque temps.

Cette fin de semaine devait être une conversation nationale bien plus vaste que la salle où elle était centralisée, à Montréal. Et, au bout du compte, ç’en a été une.

Plus de 70 activités parallèles se sont tenues dans tout le pays. Il y a eu 52 000 connexions au présent site Web. (Bonjour, le monde !) 6 200 personnes ont participé au clavardage en direct. Et plus de 20 000 personnes ont suivi la conférence par diffusion Web.

Nous avons été le sujet de discussion numéro 1 sur Twitter durant toute la fin de semaine. Des questions nous ont été envoyées par Skype de partout au pays, de Glace Bay à Whitehorse.

Pendant trois jours, nous avons parlé d’idées. De grandes idées. D’idées audacieuses. Le filtre politique – celui qui émet un son strident une fraction de seconde avant qu’on prenne un risque politique – était éteint, et il n’y avait aucune censure. C’était un changement bienvenu, un vent de fraîcheur. On ne peut construire un avenir sur des attaques personnelles et une politique de divisions.

Demain sera un autre jour. La véritable épreuve sera de voir si la conversation de cette fin de semaine peut se poursuivre sans être perdue dans le vide politique canadien – qui est en hausse, qui est en baisse, etc.

Cette fin de semaine était un aperçu de ce que notre discours politique peut réussir. À vous de jouer pour la suite.

Nous espérons que vous garderez le contact.

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Clavardage : Les 150 ans du Canada – Jour 2

Par Phil  27 mars 2010

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*Ce dont tout le monde parle* – Et voilà, c’était la deuxième journée.

Par Marie-Claude Nadeau  27 mars 2010

C’était une journée forte en contenu. Avec des tables rondes sur la retraite, la santé, l’énergie, l’environnement et la culture, c’est difficile d’imaginer quelque chose qu’on aurait pu oublier! Mais bon, je laisse la récapitulation détaillée à toutes les personnes (incluant, bien sûr, Michael Ignatieff) qui prenaient assidûment des notes dans la salle. Et à ceux qui auront la tâche de distiller les centaines de commentaires qui ont été faits en ligne.

Ce que je retiens, pour ma part, c’est à quel point la grande majorité des conférenciers étaient optimistes dans leur discours. En tant que Canadiens, on a parfois tendance à être nos pires critiques. Pourtant, les experts le disent : on a des problèmes, mais surtout, on a des opportunités et des solutions. On a parlé d’amélioration du système de pension, de prévention en santé, de mettre un prix sur le carbone, d’utiliser les nouveaux médias pour promouvoir la culture canadienne. Et de courage pour mettre tout ça en branle.
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Blogue par Carolyn Acker : Se rapprocher de la réussite Partie II

Par Carolyn Acker  27 mars 2010

Chaque année, des milliers d’étudiants canadiens prennent une décision lourde de conséquences : abandonner l’école secondaire. Il ressort des statistiques que dans certains des quartiers les plus vulnérables du pays, jusqu’à 60 % des élèves ne terminent pas l’école secondaire, ce qui impose tout un fardeau à nos collectivités, à nos systèmes de santé et de justice ainsi qu’à notre économie.
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Blogue par Carolyn Acker: Se rapprocher de la réussite (Partie I)

Par Carolyn Acker  27 mars 2010

Derek Bok, ancien président de l’Université Harvard, a déjà dit ceci : « Si vous croyez que le savoir coûte cher, c’est que vous ne savez pas ce que coûte l’ignorance. » Il avait raison. Faire de l’éducation une priorité nationale pour le Canada exigera d’investir dans des solutions à un problème qui a mystifié les décideurs, les éducateurs et les gouvernements depuis les années 50, soit le pire gaspillage de ressources humaines au pays : le taux d’abandon de scolarité affolant parmi les segments de la population ayant un faible revenu au Canada. L’ignorance coûte cher. Les coûts à long terme pour notre société de l’abandon de scolarité d’un grand nombre de jeunes, exclus du système d’éducation et de la population active, nous obligent à nous poser la question suivante : « Comment pouvons-nous nous permettre de ne pas nous occuper de ce problème ? »
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Photoblogue : jour 1

Par Matt Campbell  26 mars 2010



Michael Ignatieff
. Photo: Robert J. Galbraith


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Clavardage : Les 150 ans du Canada – Jour 1

Par Phil  26 mars 2010

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Des idées pour le Canada de 2017

Par Robert Asselin  26 mars 2010

La première journée de la conférence vient de se terminer.  Nous avons entendu des présentations sur une foule de sujets dont le rôle du Canada dans le monde,  la vision sociale, l’aide au développement, l’économie de demain, la situation budgétaire du gouvernement, un agenda national sur l’apprentissage et l’innovation.  En écoutant les panelistes tout au long de la journée, je me suis demandé pourquoi ce genre de discussions, franches et axées sur l’avenir, étaient si rares dans une démocratie établie comme la nôtre.  Plus que tout, j’ai trouvé la conversation stimulante et rafraichissante.

Si les partis politiques peuvent être de puissants véhicules de changement, ils choisissent malheureusement de moins en moins l’audace et de plus en plus l’opportunisme politique. Le constat que je dégage de cette première journée est que l’une des conditions futures du succès du Parti libéral est sa capacité à occuper tout le terrain des idées et de l’ambition pour notre grand pays.  Les Canadiens veulent rêver de nouveau. Ils veulent être inspirés.  De toute évidence, Canada 150 était une bonne idée.

Robert Asselin

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Michael Ignatieff : Discours d’ouverture à la conférence Canada à 150 : Relever le défi

Par Michael Ignatieff  26 mars 2010

Welcome.

Thank you Dominique. Thank you Elder Two Rivers.

Let me start by recognizing Dominique, Martha, Mauril, and Randy, who will be keeping us in line this weekend. Thank you.

And thank you all for joining us in this wonderful opportunity to renew the political debate in our country.

I want to recognize my predecessors who are here this weekend, Canadians who have served our country with devotion: John Turner, Jean Chrétien, Paul Martin, Bill Graham, and Stéphane Dion.

This weekend, we can widen our horizons. We can stand back from partisan politics. We can get away from the Ottawa bubble.

Nous nous retrouvons à un moment où, pour être très francs, les politiciens, les partis et toute la classe politique ont laissé tomber les citoyens.

La preuve, c’est qu’aux dernières élections fédérales, seulement soixante pour cent des électeurs ont trouvé qu’il valait la peine de voter. C’est encore pire chez les jeunes. Seulement vingt pour cent des électeurs de dix-huit ans ont voté.

Moi, je crois que dans une démocratie en santé, les jeunes devraient avoir hâte d’aller voter pour la première fois. Ils devraient avoir hâte de poser ce geste qui peut changer le monde.

Il y en a qui vont dire que c’est la faute des jeunes : ils ne s’intéressent pas à la politique.

C’est le contraire.

La vérité, c’est que ce sont les politiciens qui ne savent pas intéresser les jeunes.

Il y a une rupture entre la classe politique et les citoyens.

Mais il n’y a pas de rupture entre les citoyens et leur pays. Nous l’avons tous ressenti lors des jeux olympiques de Vancouver.

Ce pays est bien vivant et ses citoyens sont fiers.

Mais les citoyens de ce pays ne voient plus dans  leurs élus ceux qui peuvent incarner leurs espoirs et calmer leurs inquiétudes.

Beaucoup de citoyens ont tourné le dos à la politique.

D’autres sont en colère. Ils ont été deux cent cinquante mille à signer une pétition pour dénoncer la fermeture du parlement.

In Ottawa, while the government shut down Parliament, we held more than 30 roundtables with the public. I went coast-to-coast twice, listening to Canadians.

And what we heard was unmistakable. Canadians are looking for a clear vision of the future. A vision to answer questions like: Will my kids enjoy the same standard of living we take for granted? Will they have the education they need to get a decent job?

Les citoyens sont inquiets.

Ils sont inquiets de voir disparaître des emplois manufacturiers qui ne reviendront jamais.

Ils sont inquiets pour leurs parents âgés; ils se demandent s’ils auront assez d’économies pour leur retraite?

Pour tous ces Canadiens, et ils sont des millions à travers le pays, l’avenir n’est pas un concept abstrait ou ésotérique. Ce n’est pas un exercice intellectuel. L’avenir, c’est ce qui les tient éveillés la nuit.

Voilà notre défi de la fin de semaine : répondre de manière concrète à ces préoccupations, à ces anxiétés.

Nous devrons le faire avec des idées nouvelles.

Ensemble, nous allons oser.

Nous allons oser réfléchir en dehors de nos habitudes, de notre confort, de nos comités.

Nous allons oser nous demander non pas comment nous allons être élus, mais comment nous allons être utiles.

Nous allons oser revenir à la base de notre engagement en politique : améliorer la vie de nos concitoyens.

And that’s what this weekend is all about.

This conference belongs to a great Liberal—and a great Canadian—tradition.

In September 1960, Mike Pearson, Leader of the Official Opposition, convened a Study Conference on National Problems, at Kingston. Kingston laid the foundation of the Pearson government’s great achievements: the Canada Pension Plan, Medicare, the national flag, a new opening to Quebec, official bilingualism.

Une autre conférence marquante a eu lieu. En 1991, à Aylmer, nous avons examiné la place du Canada dans le monde à l’ère de la mondialisation.

Lors de cette conférence, notre parti a tourné le dos au protectionnisme et a inscrit la responsabilité en matière de finances publiques au cœur de notre identité. C’était le choix d’un Canada fort et moderne.

Et l’homme derrière cette conférence est avec nous aujourd’hui. C’est Jean Chrétien.

At the Aylmer conference, one speaker described the job of government as, “to represent the future to the present.”

I can’t think of a better description of this weekend here in Montréal.

I want to welcome the thousands of people who are joining us over the internet. Thank you for being part of this.

This weekend is much bigger than this room—we’ve got 70 events going on, right across the country.

En fin de semaine, nous ouvrons les fenêtres et les portes. Nous laissons entrer l’air frais. Nous rejetons la complaisance et la facilité pour parler avec notre cœur de ce qui compte vraiment pour les citoyens de ce pays.

L’objectif, en fin de semaine, ce n’est pas d’être tous d’accord.

Ce n’est pas d’accoucher d’un nouveau programme.

L’objectif, c’est de percer le mur de la politique et des partis pour rejoindre le citoyen.

L’objectif, c’est de parler sans contrainte et sans peur.

Si nous faisons ça. Si nous parvenons pendant quelques heures à être ni député, ni militant, ni ancien politicien, mais si nous redevenons père et mère de famille, frère, sœur, époux, ou fils, alors nous toucherons à l’essentiel.

Alors, nous toucherons les Canadiens.

Alors le programme qui fera le renouveau du Canada pourra être élaboré.

Il y a un peu plus de 40 ans, ici à Montréal, nous avons célébré les 100 ans du Canada. Peu après, l’Expo 67 a inauguré un nouveau siècle pour notre pays.

Tous ceux qui ont vécu ces moments s’en souviennent encore.

2017 should be a rallying point for our country, now and for seven years hence. This weekend, we’ve come together to peg our ambitions to that milestone, to begin the work of deciding what we will achieve between now and then.

We welcome controversy and argument—the energy of debate is fuel for bold ideas.

When Mike Pearson opened the Kingston conference, he said, and I quote: “The composition of our conference shows that we are not here as a mutual admiration society. This is a conference of communication. It is no dialogue of the deaf or the decided.”

Pearson’s example tells us all: you can’t lead if you can’t listen, and if you don’t like listening to things you don’t want to hear, you shouldn’t be here.

So let’s speak our minds. And, to borrow a phrase from Mr. Chrétien, let’s speak from the heart.

À ce moment où commence cette conférence, je vais quitter le podium pour une place avec vous dans l’auditoire. Je vais échanger le micro pour un calepin. Et je vais faire ce que les politiciens ne font jamais assez : je vais écouter.

Après cette conférence, nous allons reprendre notre rôle de leaders politiques.

Et nous allons préparer pour et avec les citoyens de ce pays, un avenir pour eux et pour leurs enfants.

Bienvenue à Canada 150. Que nos travaux commencent.

Let’s get started.

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Commentaires

  • Je voudrais féliciter le Parti Libéral Fédéral pour avoir eu une idée innovatrice. Je crois que le futur du libéralisme et de la socio-démocratie se trouve justement dans une utilisation d'une multitude de nouveaux outils électroniques et informatiques. Internet est une autoroute sans bornes qui quand elle est bien utilisée peut présenter un outil incroyable d'information et de partage d'idées ou tout le monde devraient participer afin de mieux bâtir les liens d'amitié entre pays, nations et cultures.. Je félicite donc les gens qui ont la vision d'entrevoir le rôle futur que peut jouer l'utilisation de tels outils comme une plateforme pour unir les libéraux de toutes les provinces et la population en général. Ce site est innovateur et présente l'avenir des moyens de communication électroniques pour le présent et le futur. Il fallait y penser et encore plus; essayer de créer un tel lien entre la population. Il y a tellement d'outils qui pourraient s'ajouter pour doter le gouvernement de moyens évolués pour prévenir les crises et voir venir de plus loin les diverses complications politiques et diplomatiques quotidiennes en mettant au point des programmes intelligeant d'analyse politique et de gestion budgétaire informatisée pouvant prévoir des manques et pouvant réajuster selon les besoins les budgets gouvernementaux. Il y a tellement de choses qui restent à faire pour faire évoluer les divers outils économiques et politiques et ainsi aider les gouvernements à faire de la politique de prévention et non plus seulement d'évoluer à contrer les problèmes à mesure qu'ils se produisent.
    — Michel Mantha : Élaborons notre plateforme ensemble
  • J'avais manqué ce panel lors de la conférence. Ken Georgetti a bien raison. Enfin, une voix qui parle pour les travailleurs.
    — Stéphane Lacoste : Jour 2 : Garantir la retraite au-delà de 2017 : Bergevin, Ambachtsheer, Dussault, Georgetti, LeBlanc & Robson
  • On ne bâtit rien de bon en salisant les autres. C'est bien mieux de prouver que l'on a de meilleurs idées et un meilleur programme politique que de s'amuser à détruire, salir et ne chercher que les défauts. Plutôt que de prouver que l'on peut mieux faire et que l'on a de meilleures idées. Je crois que l'on vient d'assister à une formule politique d'un nouveau genre qui permettra à la population de se faire mieux entendre et écouter. Mais aussi qui permettra aux politiciens qui le veulent de pouvoir puiser dans un bassin d'idée nouvelle et dans certains cas innovatrices. Il ne peut en ressortir que du positif à condition qu'on en tienne compte en bout de ligne. Comme quelqu'un à déjà dit la fotrune sourit aux audacieux...
    — Michel Mantha : Le meilleur est à venir
  • Pendant trois jours, nous avons parlé d’idées. De grandes idées. D’idées audacieuses. Le filtre politique – celui qui émet un son strident une fraction de seconde avant qu’on prenne un risque politique – était éteint, et il n’y avait aucune censure. C’était un changement bienvenu, un vent de fraîcheur. On ne peut construire un avenir sur des attaques personnelles et une politique de divisions. Demain sera un autre jour.
    — kara : Le meilleur est à venir

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